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Cri de Procyon

Alors que l’aube approchait
Seules les fées voyaient
L’augure de la noire fin
Le silence vainquit le matin

Alors que nous étions
En quelques nuages de Procyon
Il n’y avait plus que sang
Morte et défigurée d’autant

Déchirure de ce qui me fait
Cauchemars indiciblement violents
Seule dans un désarroi sanglant
Seule comptait la paix

Je veux crier la souffrance
Il n’y a plus que moi
Je veux crier l’absence
Je ne serai que moi

Posté dans Poésie.


Ailes de ma fée

Ce que le vent sème
La couleur du blé d’été
A celles qui s’aiment
L’île aux doux baisers

Je t’aime pour ce que tu es
Nous avons trouvé ce lien
Elles étaient dans nos mains
J’avais cessé de douter

Fée tu as été blessée
Dans un passé obscur
Tes ailes peuvent repousser
Dès le jour des mûres

Posté dans Poésie.


Anneau de la Féminité 3

Errance aux sangs abscons
Tu cherchais la voie d’Être
En ton charmant nom
Je trouvais ton métal de maître

Or aux mille feux
Car la couleur du blé
Soleil aux songes voeux
Je t’aime au son d’été

Elle partait, devant
Dans ses songes de printemps
Il n’y avait plus que le présent
Vers joie, Force et vent

J’étais je suis je serai
Oublie donc l’avenir de l’hiver
Viens dans mon Univers
Je n’ai plus peur d’aimer…

Posté dans Poésie.


Anneau de la Féminité 2

Il n’y avait plus que l’obscurité
Dans nos schémas délaissés
Elle était partie devant
Une symphonie en blanc

Je n’avais plus ma tête
Humidité matérielle et concrête
Tu m’enfouissais en ma comète
Nos corps endiablés

Accord au delà du temps
Mes espaces infinis
Tout chaud au dedans
Tu combles mes nuits

Et dans ce spasme permis
Nous avions trouvé la voie
Elle marchait maintenant et ici
Le manque crée la joie

Posté dans Poésie.


Anneau de la Féminité 1

Étoile au son de minuit
Tu existes dans ton intégralité
Ange aux confins de la nuit
Tu affirmes ici ta liberté

A venteuses vestales
Vous emportez dans vos fantastiques
Rêves d’émeraude matinale
Ces lubriques assassins pathétiques

Kaléidoscope doré
Dans ces étoiles de mer
Quiberon tu m’as envoutée
J’avoue mon sel de terre

Etoile, Soleil et Lune
Triptyque aux mains d’argent
Sonnait le glas de Sélune
Pour revivre, les symphonies d’antan

Posté dans Poésie.


La fée de rosée

Les rosées stellaires annonçaient alors sa venue : une pâle fée s’avançait en cette nuit calme et luxuriante.
Elle croyait avoir perdu le gout, l’ouïe, l’odorat et le toucher, mais telle qu’elle était, entière et fière, elle n’avait plus qu’à tendre la main vers l’arbre centenaire. Pour pouvoir gouter à nouveau. Gouter le fruit de l’amour.
Les constellations s’alignaient, tout en musique et en harmonie. Plus personne ne soufflait mot. Il n’y avait plus que la fée du printemps. Et l’arbre de la vie.
Silence.

Posté dans Poésie.


Le lâcher-prise (2)

Lâcher prise c’est avant tout se permettre de relâcher le contrôle, afin de se retrouver face à  soi-même. Nous sommes l’accumulation de nos expériences, de notre vie. Nous sommes cet ensemble, unique, et notre perception l’est toute autant. Un ensemble est constitué de parties, de morceaux, de divisions. Entre le conscient et l’inconscient, entre les pulsions d’amour et de mort, entre la construction et l’auto-destruction, entre l’ombre et la lumière. Entre toutes ces petites parties de nous qui font ce que nous sommes.
Apprenons donc à les connaitre, à les apprécier pour ce qu’elles sont : de la poussière de Soi.
Cette poussière est malléable, elle peut être modelée. C’est notre force de volonté, notre ego qui le permet.
Apprenons donc à construire notre propre univers de bonheur et de bien être. Lorsque toutes les parties sont réunies en harmonie, lorsque nous sommes unifiés et réalisés en notre être.
Alors on peut commencer à entre-voir le lâcher-prise : la faculté de ne pas être attaché outre-mesure à un objet. Du monde extérieur ou du monde intérieur. Une personne, un bien matériel, ou même une pensée, une situation. Imaginez-vous être tout à coup au milieu d’un champ de blé, seul et égaré. Personne autour. Pas de panique. Le ciel est pur, la nature est à, vous êtes un.
Imaginez-vous maintenant vous élever en hauteur, jusqu’aux nuages. Jusqu’aux couches supérieures de l’atmosphère. Prenez du recul ; voyez la Planète. Repensez à votre être dans son humble condition, mais aussi dans son importance.
Acceptez la perte potentielle de tout ce qui vous entoure. Le beau et le bonheur sont des papillons éphémères, mais ils existent. Réjouissez-vous de vivre, de respirer, de pouvoir contempler la beauté de la Terre et de l’Univers.

Posté dans Psychologie, Spiritualité.


Podcast audio

J’ai commencé à enregistrer des lectures des poèmes du recueil « Les Voyages de Sélune ».

Je vous propose ici de partager cette nouvelle approche via le podcast de la rubrique Lecture, ou dans l’iTunes Store.

Posté dans Poésie.


De la Nature

Y-a-t-il une puissance infinie, omnisciente et omnipotente qui aurait créé notre Univers ?

Je vais tenter d’apporter ici mon point de vue sur la question.
Nous savons que l’Univers que nous connaissons, les étoiles, les galaxies, les amas galactiques, les planètes et les lunes, sont en réalité la partie matérielle de l’Univers. Il existe également des forces invisibles : l’électro-magnétisme, la gravitation, l’énergie noire, le tissu de l’Espace-Temps, sans parler des dimensions parallèles dont nous connaissons encore pratiquement rien.

Les forces telluriques liées à la gravitation, la lumière, l’énergie, la matière, l’anti-matière se sont combinées d’une façon harmonieuse afin de donner l’Univers que nous connaissons.

Certains vont répliquer : mais d’où vient cette harmonie, qui est derrière elle ? Je réponds : nul besoin d’un Architecte à cette Å’uvre. Elle s’est tissée sur le temps, dans l’imbrication des différentes forces qui la composent. Et l’Univers n’est pas en harmonie à tout endroit. Nous vivons sur Terre dans une petit paradis, adapté à notre organisme, mais la plupart de l’Univers peut-être d’une terrifiante et chaotique beauté… Le chaos existe, les singularités physiques ne sont pas un mythe.

A quoi donc rendre hommage au travers de notre spiritualité ?

A ce qu’il y a de plus proche de nous déjà : notre Terre, Gaïa. La Nature, les quatre Éléments, les polarités telluriques, les archétypes. La Lune, les arbres, le vent.

Sans radicalement devenir polythéiste ou animiste, mon approche est plutôt d’un retour aux valeurs essentielles qui doivent constituer toute spiritualité : l’amour de notre prochain, le partage, le voyage et la poursuite de sa quête intérieure. Celle qui nous rapproche de notre existence. Pour cela, il me semble qu’il faille d’abord savoir se rendre heureux pour rendre heureux les autres. Et il faut que les autres le soient pour qu’on le soit.

L’empathie est ancrée en chacun de nous.

Nous ne pouvons nous épanouir qu’à travers une spiritualité foncièrement naturelle, physique et liée à l’harmonie de l’Univers. Et cela passe par l’échange, le partage et la solidarité.

Posté dans Philosophie, Spiritualité.


Note complexe

On espère parfois grandement,
Alors qu’une larme suffit
A nous ôter toutes nos envies
Comme hier une grand-maman
Qui aurait compris l’infortune

Malgré sainte Lune
Les heurs de la vie
Les clics et les clacs
Les amoures déçues
Impossibles vracs

Je complexe et amplifie
Jusqu’aux limites de l’envie
A mes amoures infinies
Il n’y avait plus que cette
Douce note de fête

Posté dans Poésie.